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En 2027, ce sera Jean-Luc Mélenchon

Photo du rédacteur: dylan rocque
dylan rocque
13 sept.
12 min de lecture

Je vais le dire clairement : pour l’élection présidentielle de 2027, je soutiendrai Jean-Luc Mélenchon.


Et je veux commencer par préciser immédiatement ce que cette phrase ne signifie pas.


Elle ne signifie pas que je considère Jean-Luc Mélenchon comme irréprochable. Elle ne signifie pas que j’approuve chacune de ses déclarations, chacune de ses prises de position ou chacune de ses stratégies. Elle ne signifie pas davantage que je considère La France insoumise comme un mouvement parfait, exempt de contradictions, d’erreurs ou de comportements contestables.


Mélenchon est critiquable. LFI est critiquable. Certaines attitudes m’agacent. Certains propos me dérangent. Certaines positions ne sont pas les miennes. Certaines stratégies me semblent contre-productives. Sur plusieurs sujets, je pourrais écrire mes propres désaccords avec eux.


Et pourtant, je soutiendrai Jean-Luc Mélenchon.


Parce qu’une élection présidentielle n’est pas un concours destiné à désigner la personnalité avec laquelle nous sommes d’accord à 100 %. Cette personne n’existe pas. Voter, c’est choisir une direction. C’est regarder les différentes conceptions de la société qui nous sont proposées et se demander vers laquelle nous voulons aller.


Et sur cette question essentielle, mon choix est beaucoup plus clair.


Je ne cherche pas un homme parfait, je cherche une direction


Ce qui m’intéresse d’abord dans une élection présidentielle, ce n’est pas de savoir si j’apprécie chaque phrase prononcée par un candidat. C’est de savoir quelle société il souhaite construire.


Quel rôle veut-il donner à l’État ? Quelle place accorde-t-il aux services publics ? Comment envisage-t-il le partage des richesses ? Que veut-il faire de l’école, de l’hôpital, de la protection sociale ? Comment entend-il répondre aux inégalités ? Quelle conception a-t-il de la démocratie ? De l’écologie ? Du travail ? De l’économie ? De la République ?


Et lorsque je prends du recul pour regarder cette philosophie générale, je me sens beaucoup plus proche du projet porté par Jean-Luc Mélenchon que de ceux qui lui sont opposés.


Je veux une société dans laquelle la richesse continue d’être créée, mais où elle est mieux répartie.


Je veux une économie dans laquelle les entreprises puissent fonctionner, investir, embaucher et innover, mais où l’activité économique reste au service de la société, et non l’inverse.


Je veux que quelqu’un puisse devenir riche, entreprendre et réussir, mais je refuse qu’une société immensément riche puisse simultanément laisser des millions de personnes compter chaque euro au supermarché, différer des soins ou renoncer à se chauffer correctement.


Je veux que le travail permette de vivre dignement.

Je veux que l’école offre réellement à chacun la possibilité de choisir son avenir.

Je veux que l’hôpital soigne avant de compter.

Je veux que la vieillesse ne soit pas synonyme de pauvreté.

Je veux que le chômage ne soit pas considéré comme une faute morale.

Je veux que la puissance publique protège les individus des accidents de la vie et leur donne les moyens de s’émanciper.


Ce n’est pas vouloir empêcher l’économie de fonctionner.

C’est précisément vouloir qu’elle fonctionne pour tout le monde.


Dix ans à recommencer les mêmes politiques


Depuis 2017, la France a poursuivi une orientation économique reposant largement sur l’idée qu’il faudrait d’abord améliorer les conditions offertes au capital et aux entreprises pour que les bénéfices finissent par se diffuser dans l’ensemble de la société.


Allègements fiscaux, baisse de certains prélèvements sur le capital, politiques de compétitivité, flexibilisation, réformes successives de notre modèle social : sous des formes différentes, la philosophie reste souvent la même.


Il faudrait attirer l’investissement. Rassurer les marchés. Réduire la dépense. Libérer l’économie. Encourager l’offre. Et attendre que les effets positifs se transmettent progressivement à l’ensemble de la population.


Je considère que cette orientation a atteint ses limites.


Non parce que l’entreprise serait un ennemi. Elle ne l’est pas.

Non parce que produire serait mauvais. C’est évidemment nécessaire.

Non parce que la France pourrait se dispenser d’investissements privés, d’entrepreneurs, d’innovation, d’industrie ou de compétitivité. Elle ne le peut pas.


Mais parce qu’une économie ne fonctionne pas uniquement avec des producteurs. Pour produire durablement, encore faut-il que quelqu’un puisse acheter ce qui est produit.


C’est ici que doit commencer un changement de doctrine.


Relancer par la demande


Je crois profondément à une autre logique économique : celle d’une relance par la demande, associée à l’investissement, à la transition écologique et au développement de notre appareil productif.


Augmenter les revenus des ménages populaires et des classes moyennes n’est pas seulement une mesure sociale. C’est également une politique économique.


Un ménage modeste qui gagne davantage ne place pas l’essentiel de ce revenu supplémentaire sur des marchés financiers. Il consomme. Il répare sa voiture. Il achète des vêtements à ses enfants. Il va davantage au restaurant. Il remplace un appareil électroménager. Il part quelques jours en vacances. Il réalise des travaux. Il fréquente les commerces.


Cette consommation devient le chiffre d’affaires d’une entreprise.


Ce chiffre d’affaires permet de payer des salaires, d’investir et éventuellement d’embaucher.

Ces emplois génèrent à leur tour des revenus, des cotisations et des recettes fiscales.


L’activité nourrit l’activité.

C’est ce cercle vertueux qu’il faut rechercher.


Cela ne signifie évidemment pas qu’il suffirait de distribuer toujours plus d’argent sans se préoccuper de la production, de l’inflation, des importations ou des finances publiques. Une politique de la demande sans stratégie productive pourrait simplement augmenter les importations ou alimenter certaines tensions sur les prix.


C’est pourquoi la politique de la demande doit être accompagnée d’une politique de l’offre — mais d’une offre pensée autrement.


Investir dans notre industrie. Produire davantage en France et en Europe. Former les travailleurs. Développer les infrastructures. Soutenir la recherche. Accélérer la transition énergétique. Rénover les logements. Développer les transports ferroviaires. Encourager les entreprises qui investissent, produisent, innovent et créent des emplois.


Produire davantage lorsque c’est nécessaire.

Produire mieux.

Et partager mieux ce que nous produisons.


Ce n’est ni la disparition de l’économie de marché ni la guerre contre les entreprises.

C’est une économie de marché encadrée par des objectifs sociaux, écologiques et démocratiques.


La richesse n’a de sens que si elle améliore la vie


Je refuse l’opposition artificielle entre création de richesse et justice sociale.


Une société qui répartit équitablement la pauvreté n’est pas un modèle.

Mais une société qui crée énormément de richesse en laissant une partie croissante de sa population dans la précarité n’en est pas davantage un.


Nous avons besoin des deux : créer et partager.


La gauche doit assumer pleinement la création de richesse. Elle doit parler d’entreprises, d’industrie, d’investissement, d’innovation, de productivité et d’emploi. Elle ne doit pas abandonner l’économie à la droite.


Mais elle doit également poser la question que la droite préfère souvent reléguer au second plan : pourquoi produisons-nous ?


L’économie est un moyen.

Elle n’est pas une fin.


Nous produisons pour nous loger, nous nourrir, nous déplacer, nous soigner, apprendre, découvrir, créer, voyager, aimer, nous divertir et vivre.


Le PIB peut augmenter sans que la vie quotidienne de millions de personnes s’améliore réellement.


Je veux donc une politique économique qui ne demande pas seulement combien notre pays produit, mais comment cette richesse permet aux gens de vivre.


Défendre les services publics, c’est défendre notre liberté


C’est également pour cette raison que je me retrouve dans la volonté de réinvestir massivement dans les services publics.


On présente parfois les services publics comme une dépense.

Je les considère comme une richesse collective.


Une école publique performante donne de la liberté à l’enfant dont les parents n’ont pas les moyens de payer autre chose.

Un hôpital public performant donne de la liberté au malade qui n’a pas besoin de regarder son compte bancaire avant d’être soigné.

Des transports publics performants donnent de la liberté à celui qui ne possède pas de voiture.

Une justice disposant de moyens suffisants protège les droits de chacun.

Une administration accessible garantit que l’égalité devant la loi ne soit pas simplement théorique.


Les services publics transforment une liberté juridique en liberté réelle.


On peut écrire sur le fronton d’une mairie que tous les êtres humains sont égaux. Mais si certains ont accès aux meilleurs soins, aux meilleures écoles, aux meilleurs logements et aux meilleures protections tandis que les autres doivent continuellement renoncer, cette égalité reste incomplète.


La République doit donner une réalité matérielle à ses principes.


Liberté, Égalité, Fraternité


C’est probablement là que se trouve le cœur de mon engagement.


Je crois profondément à notre devise républicaine.

Pas comme trois mots gravés sur des bâtiments publics.

Comme un programme politique.


Liberté.


La liberté de vivre sa vie, de choisir ses études, son métier, son conjoint, son lieu de vie, ses convictions. La liberté d’entreprendre. La liberté de créer. La liberté d’aimer. La liberté de croire ou de ne pas croire. La liberté de devenir ce que l’on souhaite devenir.


Mais cette liberté suppose des moyens.


Il n’y a qu’une liberté très théorique à dire à quelqu’un qu’il peut faire des études s’il doit travailler quarante heures par semaine pour payer son loyer.

Il n’y a qu’une liberté théorique à dire à quelqu’un qu’il peut quitter son emploi s’il risque immédiatement de ne plus pouvoir nourrir ses enfants.

Il n’y a qu’une liberté théorique à dire que nous pouvons tous nous soigner si les soins deviennent matériellement inaccessibles.


Puis vient l’Égalité.


Pas l’égalité absolue des situations.

Pas une société dans laquelle chacun gagnerait exactement la même somme et posséderait exactement les mêmes choses.

Mais l’égalité des droits, l’égalité devant les institutions, l’égalité d’accès aux services essentiels et une réduction suffisante des inégalités économiques pour que notre communauté politique puisse encore tenir ensemble.


Et enfin, la Fraternité.


Le mot que nous oublions peut-être le plus.

La fraternité signifie que nous acceptons de faire société.

Que la maladie de l’autre nous concerne.

Que la pauvreté de l’autre nous concerne.

Que l’échec scolaire d’un enfant que nous ne connaissons pas nous concerne.

Que la solitude d’une personne âgée nous concerne.

Que la situation d’un agriculteur qui ne parvient plus à vivre de son travail nous concerne.

Que le désespoir d’une jeunesse qui ne voit plus son avenir nous concerne.


Une nation n’est pas seulement une addition d’individus défendant leurs intérêts personnels. Elle est une communauté de destin.


Retrouver un patriotisme républicain


Et c’est aussi pour cela que je refuse de laisser le drapeau français à l’extrême droite.


La France n’appartient pas au Rassemblement national.

Le drapeau tricolore n’appartient pas aux nationalistes.

La Marseillaise n’appartient pas à ceux qui cherchent continuellement à expliquer qui serait suffisamment français et qui ne le serait pas.


La République appartient à tous ses citoyens.


Je veux pouvoir aimer mon pays sans avoir besoin de désigner un ennemi intérieur.

Je veux pouvoir défendre la nation sans tomber dans le nationalisme.

Je veux pouvoir regarder le drapeau français et y voir non pas une identité fermée, mais une promesse commune, un idéal.


Une bannière sous laquelle peuvent vivre ensemble des millions de personnes différentes.

Des croyants et des athées.

Des urbains et des ruraux.

Des ouvriers, des employés, des fonctionnaires, des indépendants, des cadres, des entrepreneurs, des agriculteurs.

Des personnes dont les familles vivent ici depuis des siècles et d’autres dont l’histoire française est beaucoup plus récente.


Nous n’avons pas besoin d’être identiques pour appartenir au même peuple.

Nous avons besoin d’un avenir commun.


Voilà le patriotisme que je veux défendre : un patriotisme républicain, populaire et fraternel.

Une France fière d’elle-même précisément parce qu’elle tient sa promesse de liberté, d’égalité et de fraternité.


Face à l’extrême droite, le refus de la résignation


Et puis il y a le contexte.

L’extrême droite progresse.


Elle s’installe dans le paysage politique au point que certains finissent par parler de son accession au pouvoir comme s’il s’agissait d’une fatalité.


Je refuse cette fatalité.


Je refuse l’idée que notre avenir serait nécessairement de choisir entre la poursuite des politiques actuelles et un basculement vers l’extrême droite.


La colère qui traverse notre pays existe. Elle ne disparaîtra pas parce qu’on expliquera aux gens qu’ils ont tort d’être en colère.

Il faut répondre à ses causes.


Quand un territoire perd sa maternité, son médecin, son bureau de poste et sa gare, il faut répondre.

Quand travailler ne suffit plus à vivre correctement, il faut répondre.

Quand des jeunes considèrent qu’ils vivront moins bien que leurs parents malgré leurs diplômes, il faut répondre.

Quand des citoyens ont le sentiment que leurs votes n’influencent plus réellement les grandes décisions politiques, il faut répondre.

Quand les inégalités donnent le sentiment que les règles ne sont pas les mêmes pour tout le monde, il faut répondre.


L’extrême droite transforme souvent ces colères sociales en conflits identitaires.

La réponse doit être différente.

Il faut transformer la colère en justice.


Et la gauche doit choisir


La situation de la gauche m’inquiète également.

Ses divisions peuvent devenir suicidaires.


Nous pouvons passer des mois à déterminer qui est suffisamment social-démocrate, suffisamment radical, suffisamment républicain, suffisamment écologiste ou suffisamment à gauche. Nous pouvons nous disputer sur des personnes, des investitures, des stratégies et des déclarations.


Pendant ce temps, l’élection aura lieu.


Je ne demande évidemment pas la disparition des désaccords.

Ils sont légitimes. Ils sont même nécessaires.


Mais il arrive un moment où il faut regarder le rapport de forces.

Une présidentielle ne se gagne pas avec une addition de témoignages.

Elle se gagne en construisant une dynamique suffisamment puissante pour accéder au second tour puis obtenir une majorité dans le pays.


En 2027, je veux que la gauche soit capable de gouverner.

Pas simplement d’avoir raison dans ses différents courants.

Gouverner. Transformer. Agir.


Un soutien n'est pas un chèque en blanc


Soutenir Jean-Luc Mélenchon ne signifie donc pas que je renonce à mon esprit critique.

Bien au contraire.


Je ne veux pas d’une politique dans laquelle choisir un candidat obligerait ensuite à défendre tout ce qu’il dit.

Je soutiendrai Mélenchon lorsque je serai d’accord avec lui.

Je le critiquerai lorsque je considérerai qu’il se trompe.

Je défendrai certaines propositions de LFI.

J’en contesterai d’autres.

Je n’appartiens à personne politiquement.

Mes convictions ne sont pas la propriété d’un parti.


Et si demain une décision prise par ceux que j’ai soutenus me semble contraire à mes principes, mon bulletin de vote passé ne m’interdira jamais de la critiquer.


C’est même ainsi que devrait fonctionner une démocratie adulte.

Un électeur n’est pas un supporter.

Un parti n’est pas une équipe de football.

Et un responsable politique n’est pas un chef auquel nous devrions prêter allégeance.


Je soutiens un projet tant qu’il permet d’avancer dans la direction que je crois juste.


Pourquoi lui, alors ?


Parce qu’au moment où j’écris ces lignes, malgré mes réserves, malgré mes critiques, malgré tout ce que je pourrais souhaiter différent, c’est autour de Jean-Luc Mélenchon que je retrouve le plus clairement une proposition de rupture, avec l’ordre économique et social actuel, suffisamment construite pour prétendre gouverner.


Parce que je préfère un projet que je veux amender à une politique dont je rejette la direction générale.

Parce que je préfère discuter des limites d’une politique de redistribution que subir une nouvelle politique de réduction des droits sociaux.

Parce que je préfère débattre de la manière de reconstruire les services publics que de savoir lesquels nous allons encore affaiblir.

Parce que je préfère réfléchir à la manière de mieux partager la richesse que d’entendre une fois encore qu’il faudrait attendre que celle-ci ruisselle.

Parce que je préfère une France qui essaie de rassembler son peuple autour de la justice sociale à une France qui cherche des responsables à désigner parmi les plus vulnérables.


Je ne demande pas à Mélenchon d’être parfait.

Je lui demande de porter une direction.

Et cette direction correspond, plus que les autres actuellement, à celle dans laquelle je veux voir avancer mon pays.


Faire de 2027 un choix de société


La présidentielle de 2027 ne devra pas être simplement une nouvelle compétition de personnalités.


Elle devra être un choix de société.


Voulons-nous continuer à considérer que l’amélioration de la compétitivité et la réduction de la dépense publique finiront par résoudre nos problèmes ?

Ou voulons-nous essayer autre chose ?


Voulons-nous considérer les salaires, les services publics et la protection sociale comme des coûts ?

Ou comme les fondations d’une économie dynamique et d’une société stable ?


Voulons-nous continuer à accepter des niveaux considérables d’inégalités au nom de la création de richesse ?

Ou voulons-nous démontrer que l’on peut produire, entreprendre, innover et réussir tout en partageant beaucoup mieux les fruits de cette réussite ?


Voulons-nous répondre au malaise français par la peur de l’autre ?

Ou reconstruire une communauté nationale autour d’un projet commun ?


Mon choix est fait.


Je veux une France qui crée de la richesse, mais qui sache pourquoi elle la crée.

Une France dans laquelle entreprendre est possible et réussir souhaitable, mais dans laquelle la réussite individuelle ne fait jamais oublier la solidarité collective.

Une France qui protège ses travailleurs sans empêcher ses entreprises d’avancer.

Une France qui investit dans son école, son hôpital, sa recherche, sa justice et ses infrastructures.

Une France qui accompagne la transition écologique au lieu de demander aux individus d’en supporter seuls le coût.

Une France qui récompense davantage le travail et partage mieux la valeur.

Une France qui retrouve le goût du collectif.

Une France dans laquelle la République ne soit pas seulement proclamée, mais vécue.

Une France capable de regarder son drapeau sans exclure personne de dessous.


Je veux une France libre parce que chacun dispose réellement des moyens de choisir sa vie.

Égale parce que la naissance ne doit jamais décider définitivement du destin.

Fraternelle parce que nous avons compris qu’aucun d’entre nous ne construit seul une société.


Voilà pourquoi, malgré les désaccords, malgré les critiques et sans jamais renoncer à mon indépendance d’esprit, je soutiendrai Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle de 2027.


Non parce que je crois en un homme providentiel.

Je n’y crois pas.


Non parce que LFI aurait réponse à tout.

Elle ne l’a pas.


Mais parce qu’entre poursuivre une politique qui ne me convient plus, regarder l’extrême droite progresser ou essayer de construire une alternative sociale, écologique, démocratique et républicaine, je choisis l’alternative.


Et parce qu’au fond, derrière les programmes, les partis et les élections, ma conviction reste extrêmement simple.

Nous pouvons créer davantage sans abandonner ceux qui ont moins.

Nous pouvons réussir sans écraser.

Nous pouvons produire et partager.

Nous pouvons être différents et former un même peuple.


Et nous pouvons encore essayer de faire vivre pleinement les trois mots qui devraient guider chacune de nos décisions collectives :


Liberté. Égalité. Fraternité.

 
 
 

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